Boulevard du temps qui passe

Jean Denaves (texte) et Eric Le Noir (musique et interprétation)

 

" BOULEVARD DU TEMPS QUI PASSE ! "

 

Boul’vard du temps qui passe, je r’pense à mes vingt ans

Sous le ciel qui menace ; c’est pas toujours le printemps !

J’ai beau traîner les pieds, sans jamais ralentir ;

Vas m’falloir dégotter un kit pour le repentir.

 

Boul’vard du temps qui passe, j’compte plus les numéros

Ni les paires de godasses dans la crasse du caniveau.

Quand j’arriv’rais au bout, j’veux bien la p’tite lumière

Qu’a promis l’marabout, avec en prime une bonne bière !

 

La route est longue, les boites oblongues… sont alignées !

Long le ruban sous son pesant… de jours passés… sans y penser !

 

Boul’vard du temps qui passe, derrière les volets hauts,

Je sens lourds de menaces, les regards à peine éclos.

Mon corps est une maison jusqu’au cou dans le piège,

Usée des fondations et sur le toit y a la neige !

 

Boul’vard du temps qui passe, c’est bientôt l’terminus ;

J’veux dormir au palace ; y a d’la place dans l’abribus.

La foule autour de moi, feutrée, indifférente,

Gesticule à tout va, savoure l’heure de la descente !

 

Boul’vard du temps qui passe, je prépare le grand saut ;

C’est fou tout c’qu’on entasse depuis nos rêves au berceau.

J’arrive à la consigne déposer l’superflu ;

Les doigts tremblants je signe ; d’autres autant que moi sont nus !

 

La route est longue, les boites oblongues… sont alignées !

Long le ruban sous son pesant… de jours passés… sans y penser !

 

Jean Denaves

 


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