Tu seras...

C copie 1

Eric Le Noir... composition et interprétation.

 

Tu seras amour annonçait l’discours d’inauguration

Tu seras l’exemple, le gardien du temple… et nous la dévotion. 

Comme ils m’ont créé, ils m’ont proposé d’être à leur image.

Moi, pas contrariant j’ai signé en blanc… en marge de la page. 

Voilà tes complices, une femme et un fils, un gentil garçon !

Le corps de c’dernier sera partagé… après crucifixion. 

Ils m’ont fait d’amour, oui,  seul’ment d’amour, infirme maudit.

J’comprends pas grand-chose à leurs justes causes… leurs putains d’incendies

 

Et… j’me sens bien seul dans mon paradis…

Oui…  je m’sens bien seul dans mon paradis !

 

Pas d’favoritisme, d’interventionnisme, on va s’débrouiller.

Tu sucre les fraises, nous, c’est le business… surtout n’oublie jamais ! 

J’aurais bien aimé les voir m’imiter, être le modèle

Mais j’suis pas l’patron et l’argent des troncs… arme les plus fidèles.

L’or et les croisades, l’pétrole à Bagdad, une reine à marier ;

Toujours un prétexte, à des guerres complexes… diverses et variées

Dans ce drôle de piège, cet impérial siège, je suis consigné,

Mon seul privilège, qu’il vente ou qu’il neige… sera l’jug’ment dernier !

 

Et… j’me sens bien seul à délibérer…

Oui… je m’sens bien seul à délibérer !

 

Ils m’ont accordé leur éternité, les clés d’un royaume

Mais  l’éternité, tout bien ajouté, ce n’est que celle des hommes. 

J’capte rien la haut, sous ce grand préau peuplé d’Êve et d’anges

Qui picolent jamais, se grattent pas le nez… même quand ça les démange.

 

Je voudrais parfois oublier la foi du faux chef d’orchestre

Et, ça va sans dire, goûter au désir, à leurs plaisirs terrestres. 

J’aim’rais êt’ comme eux, un mélange gazeux à tous les étages

Pas cette chose figée qui peut pas piger… qu’on le garde en otage.

 

Et j’me sens bien seul d’être à leur image…

Oui, je m’sens bien seul d’être à leur image !

 

Mais… fort heureus’ment j’existe seul’ment dans l’imaginaire

De ces gens qui pensent que je mène la danse depuis la stratosphère. 

Et… les siècles passent, comme ils me surpassent en technologies,

Je vois la débâcle des petits miracles bouffer tout mon crédit… et…

 

J’suis d’plus en plus seul dans mon paradis…

Oui, d’plus en plus seul dans mon paradis !

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