Les envahisseurs

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Y a un putain d’engin

Qui stationne sur le toit ;

Monique en sortie d’bain…

Le loup lui, sort du bois ! 

Moi, j’suis là comme un con

A ret’nir ma canette

Qui remonte vers l’plafond ;

Pourtant, j’vous jure, j’suis net ! 

On s’croirait dans un film

« Cinoche américain »

Gyrophare et l’toutim,

La bande son 7.1

 

J’abrège les débuts plutôt rigolos,

Panique dans la rue, soif dans les bistrots.

Juste après l’souper, de la stratosphère

Découpant les rues, une chiée de lasers

Qui coupent en rondelles les grecs, les lyonnais

Le chien, son écuelle et l’papy René !

 

Ca y est les voilà…

Pour qui sonne le glas… ?

Les ricains sont des visionnaires,

C’est l’moment où Bruce choppe les nerfs…

Sauf qu’on est dans la vraie vie, Man,

Celle des rastas et des Ray-bans ;

Les hooligans prennent leur raclée

Et les Spurs peuvent toujours shooter ;

La race humaine est dans l’viseur…

Des envahisseurs !

 

Y a toujours ces engins

Qui paniquent le boulevard !

J’entends crisser les freins,

Pire qu’un vendredi soir.

J’ai lâché ma canette,

Les lois d’la gravité,

Newton en bouffe des blettes

Ne sont plus respectées. 

Dans la moyenne les films

Des Ricains finissent bien,

Dans un ronron de clim

Quand l’projecteur s’éteint

 

Quand le troisième type colle son ventre à terre,

J’te dis pas le flip ; Spielberg en s’rait vert !

Faut dire qu’les critères de beauté cosmiques

Sont pas franch’ment clairs depuis Copernic.

Je suppose d’ailleurs qu’on est des moch’tés

Pour ces voyageurs de la voie lactée.

 

Ca y est les voilà…

C’est pas du blabla !

Hollywood en f’rait une jaunisse,

Ils ont d’abord rasé Memphis ;

Mais c’était juste une mise en bouche,

Personne va rester sur la touche.
Ca va chauffer dans tous les states,

Pour les Grizzly, pour les belettes.
Ils nous veulent du mal, sauf erreur…

Les envahisseurs !

 

 

A c’moment là l’plus moche

Roule une pelle à mémé

Un’magistrale galoche…

Mémé à l’air d’aimer… mais !

 

D’un coup l’Alien convulse

Imité par ses potes

Qui décèdent en chorus

Les uns après les autres

 

J’savais bien qu’dans mémé

Y avait un truc pas net

Qui l’empêchait d’clamser… mais…

Mémé sauve la planète !

 

Voilà c’est comme ça…

T’y crois, t’y crois pas !

Papé s’rait fier de sa vieille bique

Qui aura son buste aux Amériques

Pendant qu’Swarzy f’sait son rami

Elle a fait le taff la mamie

Pulvérisé tous les Martiens

Et leurs sourires de batraciens.

Hé ! Même pas mal et même pas peur…

Des envahisseurs !

 

 

 

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