Ils m'appelaient...

Depuis des lunes ils sont partis

Dans l’univers défier leurs dieux

Au terminus de la folie

De ces ailleurs promis des cieux.

 

Je refroidis doucement

Comme un astre moribond,

Suspendu au firmament,

Tournant… de moins en moins rond.

 

Je suis la terre… mais peut-être que l’ombre

De mes anciens mystères… bouge encor sous les décombres.

 

Ils m’ont laissée tel un corps mort

Ensevelie sous la poussière

De ce qu’ils disaient mes trésors ;

Ils m’appelaient Gaïa, la terre.

 

Je suppose qu’ils ont grandit,

Logé des rêves, des empires

Et peut-être un paradis

Où… j’existe en souvenir.

 

Je suis la terre… mon temps n’est plus compté

Par ces êtres éphémère… que l’on nommait humanité.

 

Les rayons m’atteignent si pales ;

L’éternité à ses soucis

Mon vieux compagnon n’est qu’un râle,

Je lui souris, je dis merci.

 

Sous un chapiteau d’étoiles

Je repense aux jours anciens.

La galaxie file un voile

Sur mon soleil qui s’éteint.

 

Je suis la terre… Je me souviens du vent,

Des villes et des lumières… les baleines, la pluie, les enfants.

 

Je suis la terre… un point dans l’univers

Carrefour barré de mers… où flottent encore quelques chimères.

 

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