Jusqu'à ce que la mort nous sépare.

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Ce que l’on est, ce qu’on devient…

Ce qu’il restera à la fin…

Ce que l’on veut, ce que l’on a…

Le sable coule entre nos doigts.

 

Ce que l’on aime, ce que l’on hais…

Les mensonges qu’on a adoré…

Ce que l’on tue, ce qui revit…

Ailleurs dans d’autres galaxies.

 

Jusqu’à ce que la mort nous sépare…

Une île au milieu de nulle part…

Les vaisseaux couchés par les fonds

Des voiles arrachées sur les ponts.

 

Ce que l’on prends, ce qu’on délaisse…

Par bonheur ou par maladresse…

Ce que l’on tait et ce qu’on dit…

Toujours à nourrir l’incendie.

 

Ce que l’on porte, ce qu’on dépose…

Au nom de nos for juste causes…

Ce qui est pris, par habitude…

Nos compagnons de solitudes.

 

Jusqu’à ce que la mort nous sépare…

Un port après les années noires…

Une étrange idée qui nous ronge,

Qui ressemble au mieux à un songe.

 

Jusqu’à l’agonie se tenir là où l’on crois devoir vieillir ;

Avec nos funèbres veillées et des fourmis plein les souliers.

Jusqu’à la fin mentir encore, un pantin dans son propre corps ;

S’accrocher aux lieux, aux icônes, au bidet qu’on prend pour un trône.

 

Jusqu’à ce que la mort nous sépare…

Dressée sur l’eau comme un rempart…

Qui fait des marins qui se soignent

Et des souvenirs de campagnes.

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