Road movies.

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Pour les "compos"... existe aussi en version "allégée".

Le soleil cogne au zénith, on s'rais mieux dans nos pénates
Qu’à bouillir dans la marmite et s'étancher à l'eau plate.
Peggy rêve d'une manucure, Bob lui sait plus trop qui croire
Ma pin-up met sa ceinture; y a des fois, on s'fend la poire !
Le shérif, les flics aux trousses, les limiers du F.B.I.
Voudraient nous payer une mousse; faut s'faufiler dans les mailles…
La réverbération nous plante des tessons dans les pupilles moites
Bob tu l'crois ça l'enchante quand la route se dilate.



On croise des locos poussives, des cactus et des canyons
Les ostrogoths qui nous suivent son du genre Collés-chewingum
On vas filer à l'anglaise, enfin, j'veux dire au Mexique
Claquer nos dollars U.S. quand j'y pense ça m'fout la trique.
Sur les jantes, ça roule encore; on rêve tous qu'un Texaco
Nous tende les bras comme un port mais pour l'instant c'est pas d’pot !
La poussière fait son numéro, dans l'pick-up on s'sent à l'étroit
On s'prend pour des héros et j'vous jure qu'on y croit.


Road movies dans l’Colorado…
On devrait pas leur tourner l’dos !
Ces enflures tirent comme des crapauds ;
Y m’on niqué les deux rétros… trop c’est trop !
Je m’insurge en buvant ma bière,
Tiens, vl’à l’motard qui était derrière !
Je l’salut d’un grand coup d’portière…
Vas-t-en valser dans la gouttière… mon p’tit père !


Le désert interminable, la chaleur indescriptible;
Derrière nous l'panier des crabes, 'vec leurs pétards et leurs bibles
Ca mitraille dans l'angle mort, faut faire gaffe aux balles perdues
A pas virer dans l'décor du Boul'vard des coups tordus
Pense à m'faire porter des fleurs, si jamais je quitte la route
D'un vieux coup d'volant rageur, dans la sèch'resse du mois d'août
Un convoi hurle dans la plaine, là-bas les bisons se rassemblent
On rêve d'un happy end, tell'ment fort qu'on en tremble...


Road movies dans l’Colorado…
On devrait pas leur tourner l’dos !
Ces enflures tirent comme des crapauds ;
Y m’on niqué les deux rétros… trop c’est trop !
Je m’insurge en buvant ma bière,
Tiens, vl’à l’motard qui était derrière !
Je l’salut d’un grand coup d’portière…
Vas-t-en valser dans la gouttière… mon p’tit père !



Y a plus qu'ma mère qui m'admire; Qu'est-ce qu'elle va dev'nir sans moi
Mourir de chagrin voire pire, redev'nir une fille de joie.
Les vibrations qui nous fouettent sur ces sentiers où les watts
Poussent à fond ma camionnette déglinguée de squat en squat
Les refrains de nos chansons sifflent aussi fort que les balles
A quatre à califourchon, faut s'tenir sous les rafales.
Bob a les foies chaque fois qu'je chante, Peggy s'accroche à mes bretelles
J'la trouve plutôt craquante! Ma pin-up se rebelle.


Road movies dans l’Colorado…
On devrait pas leur tourner l’dos !
Ces enflures tirent comme des crapauds ;
Y m’on niqué les deux rétros… trop c’est trop !
Je m’insurge en buvant ma bière,
Tiens, vl’à l’motard qui était derrière !
Je l’salut d’un grand coup d’portière…
Vas-t-en valser dans la gouttière… mon p’tit père !


Une pluie d'billets balaie la route:

Ce con d'Bob vient d'éventrer l'sac.

Merde! qu'y dit, c'est pas les casse-croûte?

P'tite Peggy lui allonge une claque.

L'shérif ramène sa tête d'ampoule

Et nous dit d'aller voir ailleurs;

Ma pin-up prend son air pas cool.

C'est pas d'main qu'elle va faire son beurre...


Road movies dans l’Colorado…
On devrait pas leur tourner l’dos !
Ces enflures tirent comme des crapauds ;
Y m’on niqué les deux rétros… trop c’est trop !
Je m’insurge en buvant ma bière,
Tiens, vl’à l’motard qui était derrière !
Je l’salut d’un grand coup d’portière…
Vas-t-en valser dans la gouttière… mon p’tit père !

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